-1-Harcèlement

... Le harcèlement est un acte de violence reconnu par la loi, consistant à poursuivre une personne par la moquerie, la taquinerie insultante répétée, l'abus de l'autorité ou tout moyen insidieux non physique, afin de l'amener à faire ce qu'on attend d'elle par lassitude, abandon ou déconsidération d'elle-même.
Le harcèlement est présent dans tous les milieux et rapports sociaux: dans la famille, en politique, dans le travail, à l'école et dans le couple. A l'origine de ce harcèlement, il y a toujours un pervers, c'est à dire celui qui prend du plaisir à la souffrance de l'autre.
Dans la réalité, le pervers est une personne qui n'a pas une bonne image d'elle-même. Le pervers a un "complexe". Il se sent inférieur à sa victime qu'il n'arrive pas à dominer ni par la séduction, ni par l'exercice normal de l'autorité dans une hiérarchie (!!) ni par tout autre moyen loyal.
Il peut être jaloux, envieux, médiocre... mais en fait, sa jalousie, l'envie ou tout autre ressort de la conduite qui l'amène au harcèlement ne sont que les révélateurs de sa nature perverse.
Il jouit véritablement quand la victime est démontée, à bout. Il se plaît dans le rôle du méchant.
Pour prendre ce plaisir à détruire l'autre, le harcéleur va instrumentaliser son appartenance à un groupe dominant, son autorité hiérarchique, la dépendance relative de sa victime.
La victime elle, peut avoir conscience de ce harcèlement sans pouvoir réagir par peur de perdre sa situation, de se faire exclure définitivement dans sa relation avec les autres, ou de briser sa vie dans le cas d'un divorce ou d'une séparation.
En tout cas il tient sa victime comme par un chantage ; sa force vient de la faiblesse de l'autre.
Dans l'entreprise, tant que le harcéleur n'est pas démasqué, poursuivi par la loi, sa victime se trouve seule sans l'aide des collègues qui peuvent craindre des représailles. Cette situation contribue à la jouissance du personnage et fait son bonheur.
S'il n'est pas le patron lui-même, le harcéleur peut être un collègue qui agit pour lui-même. Il peut être aussi l'instrument de la direction pour obliger un employé à démissionner quel que soit son rang, sa compétence ou son efficacité. L'entreprise, une fois la mission accomplie, ne se gênera pas pour se débarrasser de son "bras séculier" à la première occasion. C'est inévitable quand l'abus devient notoire et que le scandale éclate.
A l'école. Le harcèlement à l'école est sous la responsabilité des professeurs, des responsables d'éducation, des parents, du chef d'établissement. La vigilance fait partie de leur charge.
Quand ils y manquent, ils sont gravement en faute car les conséquences sur la victime sont toujours graves, parfois tragiques et irrémédiables.
Un professeur ou un éducateur commet un véritable crime quand il harcèle un élève ou un étudiant qu'il est là pour instruire et aider dans sa formation.
Les éducateurs ne sont pas à leur place quand ils ignorent ce qui se passe dans le groupe et quand ils en arrivent à laisser un élève en proie à ce drame. Quant aux parents, c'est par la parole et l'écoute permanente qu'ils peuvent aider leur enfant à s'exprimer sur ce sujet et à vaincre sa honte à dire sa détresse.

retour Suite